Sneider
Sneijder, l’Oranje avec un gros zeste de talent
L’attaquant néerlandais est le principal artisan de la réussite de son équipe en Coupe du monde…
«La différence entre Messi et Sneijder aujourd’hui? Un centimètre.» Philip Cocu, l’ancien international néerlandais, aujourd’hui adjoint de Bert van Marwijk, n’aime pas les comparaisons trop flatteuses. Avant de se plonger dans la préparation d’une demi-finale de Coupe du monde, mardi, face à l’Uruguay, elles pourraient ajouter une dose de pression sur les épaules toutes frêles de son meneur de jeu. Sur le terrain, le petit Néerlandais (1,70m quand il a le crâne rasé) fait pourtant tout pour attirer les éloges depuis le début de la compétition.
Il dribble, élimine, offre des ballons de but et trouve même le même le moyen de marquer de la tête. Lors du dernier match, son doublé a permis aux Pays-Bas d’en finir avec la malédiction brésilienne (2-1). Auteur de quatre buts en Afrique du sud, Sneijder confirme au fil des matchs son statut de joueur décisif dans une équipe des Pays-Bas où certaines stars peinent à entrer dans leur tournoi. Pour la presse locale, il est même le seul joueur du «Big Four» – selon l’expression de Robin van Persie qui y inclut Robben, Van der Vaart, Sneijder et lui-même… – à tenir son rang. Après une saison où il s’est couvert de titres avec l’Inter (Ligue des champions, Coupe, championnat), son nom revient même dans les discussions concernant le Ballon d’Or.
Sauvé par Mourinho
Pourtant chez les Oranje, Sneijder n’a pas vraiment le profil d’une star. Ce rôle est encore dévolu à Robben, un peu plus côté, ou Van Persie, plus capricieux. Lors du 8e de finale face à la Slovaquie, l’attaquant d’Arsenal a même exprimé son ras le bol vis-à-vis du joueur formé à l’Ajax, exigeant son remplacement en plein match. Sauf que van Marwijk en a fait son homme de base de l’animation offensive, en le plaçant dans l’axe. Face à l’Uruguay, une équipe qui a tendance à se replier, il lui confiera encore les clés d’une sélection arrivée dans le dernier carré sans briller dans le jeu. Mais particulièrement efficace.
«Etre décisif ou être élu homme du match, ça fait plaisir, mais je l’apprécierai vraiment si on est champions du monde», glissait le héros batave après la victoire face au Brésil. Cela n’a pas échappé à son sélectionneur, qui se méfie toujours quand l’un de ses joueurs évoque une première victoire du pays en Coupe du monde. «On sent qu’il veut gagner la finale, mais il doit se focaliser sur le jour J. Ne pas sauter les étapes. La prochaine, c’est l’Uruguay. Wesley est arrivé ici en pleine confiance après sa victoire en Ligue des champions. Mais, il faut être méfiant», confie-t-il au sujet d’un joueur chassé du Real il y a tout juste un an. José Mourinho avait flairé la bonne affaire en le recrutant pour en faire l’un des rouages de sa machine à gagner. En football, José Mourinho se trompe rarement
