Pour Aulas, le PSG est «la meilleure équipe française. Et de loin»

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Une belle tentative de déstabilisation à quatre jours du choc entre le club parisien et l’OL…

Dans la pure rhétorique présidentielle, Jean-Michel Aulas a décidé de lancer le match Lyon – PSG avec quelques jours d’avance. Dans la foulée de la défaite à Schalke, mercredi soir, JMA s’est exprimé au sujet du prochain adversaire de l’OL. En l’occurrence, «la meilleure équipe française actuellement. Et de loin.»

Interrogé sur Eurosport, Aulas a tenté d’expliquer que le match de dimanche serait beaucoup plus compliqué à négocier pour ses joueurs que celui de Ligue des champions. «Il y a la possibilité d’un joker en coupe d’Europe alors que nous avons suffisamment pris de retard pour ne pas commettre d’impair contre Paris. Le match de dimanche sera plus important et plus difficile pour nous que celui de Schalke.» Autant dire qu’un nouvel impair ne passera pas.

Le PSG arrache le nul à Lorient

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Nenê a encore sauvé les Parisiens…

Pour vivre heureux, le PSG veut vivre caché. Une semaine après une victoire clinquante dans le clasico (2-1), Paris aurait pu occuper la tête du championnat de leader dimanche soir à Lorient. Les Parisiens vont devoir se satisfaire d’un nul arraché dans les dernières minutes (1-1).  «C’est une grosse satisfaction de ne pas perdre. C’est peut-être mieux de ne pas prendre le pouvoir trop tôt, et c’est peut-être mieux de rester caché au classement», assure Sylvain Armand.


Planqués, les hommes d’Antoine Kombouaré ne le sont pas tellement. Ils naviguent à la 4e place, et ça aurait dû être beaucoup mieux si les attaquants du PSG s’étaient décidés à transformer leurs occasions. Ca ne chatouille pas plus que ça l’entraîneur parisien, ravi de coacher « une formation qui a la haine de la défaite ». Le genre de qualité qui a souvent fait défaut à ces dernières années. «Avant dès qu’on prenait un but on était enterrés, cette saison, on ne s’affole pas et on sait réagir quand on est menés», promet Sylvain Armand.

Pour son 10e match en 28 jours, c’est effectivement une vertu qui peut servir. Finalement, il n’y a que le bulletin médical du PSG qui est mal en point. Guillaume Hoarau a fait un malaise vagal sans gravité en fin de match. Marcos Ceara s’est fracturé le nez. Et Edel, qui soufre de la toxoplasmose, prend un traitement qui n’est pas autorisé par la Ligue et ne peut donc pas jouer.

Les Lyonnais se réveillent trop tard

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Malgré une réaction en fin de match, l’OL s’incline face au Portugal face à Benfica (4-3)…

La Ligue des champions était jusqu’à présent le rayon de soleil de l’OL dans un début de saison bien maussade. Le ciel s’est encore un peu plus obscurci après la défaite des joueurs de Claude Puel, hier, à Lisbonne (4-3).

Pour son centième match dans cette épreuve qui le transcende généralement, le club rhodanien a vu ses espoirs de qualification pour les 8es de finale remis à plus tard.

L’entraîneur lyonnais redoutait cette confrontation face au Benfica au regard des nombreuses blessures qui touchent son effectif et de la fatigue engendrée par les deux derniers matchs disputés contre le Paris SG (1-2 a.p.) et Sochaux (2-1).

Formation offensive

«Ce sera très difficile car notre adversaire a le temps de récupérer dans la mesure où il ne joue pas beaucoup et il évolue dans un championnat moins relevé que le nôtre», avait-il annoncé.

Convaincu néanmoins que des opportunités se présenteraient face à une équipe qui ne ferme pas le jeu, l’ancien technicien lillois a aligné une formation à vocation offensive avec Gourcuff et Pjanic en soutien du trio Pied-Briand-Bastos.

Cela aurait pu s’avérer un coup de maître si Jimmy Briand, positionné à la pointe de l’attaque, n’avait pas vu ses deux buts inscrits dès le début du match refusées pour des positions de hors jeu (4e, 10e). Après ces deux actions, l’OL n’a plus existé et a été crucifié par Carlos Martins qui a délivré trois offrandes à Kardec (20e), Coentrao (32e) et Garcia (42e).

Réaction d’orgueil

Hugo Lloris a bu le calice jusqu’à la lie en étant mystifié par un lob de Coentrao, encore mis sur orbite par ce diable de Martins (67e). Mais une réaction d’orgueil des Lyonnais, conjuguée à une baisse de régime des Lisboètes a permis à Gourcuff (75e), Gomis (85e) et Lovren (90e + 5) de réduire le score.

Trois buts qui auront peut-être leur importance dans l’éventualité d’un goal-average particulier. Mais cette défaite ne manque pas d’inquiéter à trois jours d’un déplacement périlleux à Rennes.

Karim Benzema réveille le Real Madrid

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Son entrée en jeu a changé la donne…

Avec toute la nuance qui la caractérise habituellement, la presse espagnole avait déclaré Karim Benzema «mort» cette semaine, après une prestation translucide face à Murcie en Coupe d’Espagne. Evidemment, il a fallu moins d’une semaine au jeune français pour prouver l’inverse. Alors que son équipe était tenue en échec sur la pelouse du promu Hercules Alicante, l’ancien Lyonnais a fait son entrée et délivré deux passes décisives pour Ronaldo dans les dix dernières minutes, permettant au Real de gagner 3-1.

«Je suis vraiment heureux pour lui. Son entrée en jeu a été très importante et il a été décisif», a même lâché Ronaldo après le match, suivi par son coach, José Mourinho. «Il n’a pas marqué, mais il a construit les deux buts de Cristiano. C’est très important pour son moral», a expliqué le «Mou». De là à en faire un titulaire?

Chelsea confirme sa supériorité face à Marseille

Regardez le résumé du match Chelsea-Marseille.

Comme une étrange sensation d’impuissance. Une charnière Diawara-M’Bia trop souvent prise à défaut par le trio d’attaque tricolore de Chelsea, Lucho aux abonnés absents durant la première période et une attaque, sevrée de ballon, totalement inoffensive. Marseille a fait piètre impression hier à Stamford Bridge où le rouleau compresseur des Blues n’a guère eu à forcer son talent pour s’imposer (2-0).

A six points de Moscou et Chelsea

Chelsea était-il tout simplement trop fort ou l’OM trop attentiste? Il n’en reste pas moins que l’affaire fut pliée en moins d’une demi-heure par les hommes de Carlo Ancelotti. Une erreur d’inattention sur le premier corner londonien profitait à Terry (7e) et un penalty sévère pour une faute de main de M’Bia dans la surface – alors qu’il tournait le dos au ballon – était transformé sans souci par Anelka (28e). Marseille a encore flanché sur des détails. Mais des détails qui font toute la différence à ce niveau. Alors certes, les entrées de Valbuena et André Ayew en seconde période auront permis à l’OM de se montrer un peu plus dangereux. Mais c’est Chelsea qui a eu la balle du 3-0  avec un coup franc d’Alex et un tir d’Essien sur les poteaux de Mandanda (67e et 76e). A vrai dire les seuls à se montrer à la hauteur de l’événement hier furent les 2 740 supporters marseillais qui auront gagné sans problème le match des tribunes.

Hélas au niveau comptable, c’est une  très mauvaise opération pour l’OM. Après le succès du Spartak Moscou un peu plus tôt dans la soirée face à Zilina (3-0), Marseille se retrouve déjà à six longueurs du duo de tête après deux journées de Ligue des Champions. Certes, il reste encore quatre rencontres pour tenter d’inverser la tendance, mais sur ce que l’on a vu hier, les huitièmes de finale semblent bien compromis.

Paris enfonce Lens encore un peu plus

Pour voir ou revoir en vidéo le résumé des buts du match Lens-PSG, cliquez sur la ligne correspondant à la date et au score.

Le dimanche soir, Jean-Guy Wallemme sort son costard. Hier, l’entraîneur lensois n’a pas dérogé à la règle. Il a laissé son survêtement du samedi au placard,  mais ça n’a pas suffi pour rapporter aux Lensois leur première victoire de la saison à domicile. C’est le PSG qui en a profité pour ramener trois points (0-2) de Bollaert. Vue la qualité inégale du match des hommes d’Antoine Kombouaré, c’est un vrai pactole qu’ils ont ramené de leur périple artésien. Au passage, ils en profitent même pour s’offrir leur première victoire à l’extérieur cette saison. Et visiblement, Paris aime le Pas-de-Calais, puisqu’il faut remonter à décembre 2009 à Boulogne pour trouver la trace d’une précédente victoire à l’extérieur.

A Lens, on aurait bien attendu un peu le réveil du PSG hors du Parc. Déjà englués chez les relégables, les Lensois sont maintenant au bord de la crise, et Jean-Guy Wallemme de plus en plus près de la porte. Avec un peu moins de maladresse, le Racing aurait pourtant dû virer en tête à la pause. Illustration du mal artésien? Un coup-franc indirect à sept mètres des cages d’Apoula que Bedimo n’a même pas réussi à cadrer (40e). Les premiers sifflets tombent même des tribunes après deux passes en retrait de Vedran Runje.

Beaucoup de naïveté

Paris va profiter de ce climat tendu sans y être pour grand-chose. A peine revenus des vestiaires, Yahia veut dégager en pleine surface, mais frappe sur Demont qui renvoie la balle dans son but malgré le retour désespérer du Tunisien (0-1, 49e). Un but totalement improbable qui va libérer les Parisiens. Installés en position de contre, les coéquipiers de Claude Makelele ont plusieurs fois l’occasion de tuer le suspens. Mais le réalisme de Guillaume Hoarau, trois fois en excellente position, n’est pas encore au top (72e, 73e, 79e). C’est Nene qui se charge d’achever l’adversaire au bout du temps additionnel (0-2, 93e), envoyant les Sang et or se faire fracasser par une bronca gigantesque sanctionnant une performance pleine de naïveté.

Psg-Kombouare

Victoire de Saint-Etienne face à Lyon !

Saint-Etienne_Foot Convaincants dans le jeu, trouvant trois fois les montants, les Lyonnais se sont malgré tout inclinés à Gerland contre Saint-Etienne pour la première fois depuis 1993 (1-0, Payet).

La semaine dernière, à Chaban-Delmas, les Lyonnais avaient offert une prestation très peu convaincante. Battus au tableau d’affichage (0-2) mais surtout dans l’envie. Au terme d’une semaine sous haute pression, ils ont fait un match plein contre Saint-Etienne. Mais ils ont de nouveau perdu (0-1), alors qu’ils ne le méritaient pas. C’est dur, très dur pour Claude Puel dont l’équipe a dominé le match, a vu Payet sauver deux ballons sur sa ligne de but et a trouvé trois fois les montants ! Déjà malheureux à Bordeaux, où Carrasso avait repoussé l’un de ses tirs sur la barre en fin de match, Gomis a mis une tête sur le poteau droit de Janot dès la 12e. De loin, Toulalan a aussi trouvé l’extérieur du montant (63e) avec que Briand n’expédie sa tête sur la transversale, une minute plus tard…

Souvent impatient dans le jeu, sûrement parce qu’il a beaucoup à se faire pardonner, Lyon a gâché des situations intéressantes. A l’image de Gourcuff, qui n’a que trop peu fait les bons choix offensifs, l’OL s’est précipité et il va longtemps s’en mordre les doigts. Car Saint-Etienne, qui n’a presque pas eu une seule action, a marqué sur un coup franc magnifique de Dimitri Payet, déjà buteur de la même façon la semaine passée contre Montpellier (3-0). Une sentence qui a fait jaser puisqu’il semble que Källström ne fasse pas faute sur Perrin…

Saint-Etienne était soi-disant venu pour attaquer. Payet, qui a marqué plus de buts (7) que tout l’OL (4) depuis le début de saison, était trop bas pour cela et Rivière n’a eu que très peu de ballons. Mais les Verts ont prouvé, s’ils devaient le faire, qu’ils n’étaient pas leaders de la L1 pour la première fois depuis 1982 par hasard. Organisés autour d’un Battles qui jouait son 411e match parmi l’élite, ils ont tenu suffisamment longtemps, souvent en utilisant des moyens à la limite de la régularité, pour avoir le luxe de porter l’estocade en fin de match. Saint-Etienne n’avait plus gagné à Gerland depuis le 26 février 1993 et a fait chavirer le Forez dans le bonheur.

Que reste-t-il à l’OL, qui n’a que 5 points en sept journées et pointe à l’avant-dernière place de L1 ? Son attitude sur le terrain a au moins offert quelques garanties à Claude Puel à trois jours d’un déplacement à Tel-Aviv pour la Ligue des champions. Volontaires, les Lyonnais ont pris le jeu à leur compte. Le choix de Källström dans l’entrejeu aux côtés de Toulalan a porté ses fruits puisque le Suédois s’est montré solide, mais également disponible pour ses partenaires. Bastos, lui, a souvent décroché pour organiser le jeu, Gourcuff étant trop haut, trop souvent. On ne peut pas dire que les joueurs ont lâché Puel, comme certains le craignaient. Cela n’a pas empêché les supporters de scander «Puel démission» lors des arrêts de jeu. Jean-Michel Aulas, qui avait été «en colère pendant un an» après la dernière défaite lors d’un derby à Gerland, va longtemps ruminer ce 25 septembre 2010.

Franck Ribéry absent un mois

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Il est touché à la cheville…

Franck Ribéry, restera éloigné des terrains de football pendant au moins quatre semaines en raison d’une blessure à la cheville droite. Le milieu du Bayern ne pourra effectuer son retour avec les Bleus le 12 octobre octobre contre le Luxembourg.

Sur le corps abîmé de Franck Ribéry, une blessure en chasse toujours une autre. L’international français du Bayern Munich est sorti sur blessure à la 64e minute du match opposant son club à Hoffenheim pour le compte de la 5e journée du championnat d’Allemagne mardi.

Ribéry a quitté le terrain soutenu par deux soigneurs du Bayern Munich et en se plaignant de la cheville droite. Le milieu offensif s’est blessé sur un tacle d’Andreas Beck dans la surface de réparation d’Hoffenheim après avoir décoché un tir repoussé par la défense adverse. Sur la suite de l’action, le Bayern Munich a égalisé grâce à Thomas Müller.

Absent en Ligue des champions?

Le Français revenait pourtant à son meilleur niveau après une saison catastrophique marquée, en vrac, par des blessures, l’affaire Zahia et l’échec cuisant du Mondial. Il est désormais incertain pour le match de la 6e journée contre Mayence samedi et le déplacement de son équipe à Bâle en Ligue des champions la semaine prochaine.

Teddy Riner s’offre un quatrième titre de champion du monde

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A Tokyo, le Français conserve son titre chez les plus de 100 kilos…

Cette fois, la fédération internationale de judo ne risque pas de le tancer pour ses démonstrations de joie qui cadrent mal avec la retenue chère à cet art martial. Soulagé plus qu’euphorique, Teddy Riner indique le chiffre quatre avec sa main droite, quatre comme le nombre de titres de champion du monde qu’il a accumulés à tout juste 21 ans. Ce quatrième sacre, le Français est allé le chercher en mort subite après cinq minutes d’un combat stérile contre l’Allemand Andreas Toelzer.

Ceux qui ne jurent que par le ippon peuvent toujours trouver à redire, mais Riner a au moins eu le mérite de se dépêtrer d’un adversaire dont le seul objectif semblait de retarder le plus possible l’heure de sa défaite. En demi-finale, Riner a aussi frôlé la sortie de tatami face au Japonais Kazuhiko Takahashi qui a mené le combat jusqu’à 17 secondes de la fin avant d’être pénalisé pour non-combativité. En prolongation, le Français sort un mouvement inédit pour lui  («celui-là je le fais à l’entraînement que pour m’amuser») qui refroidit le public tokyoïte.

Le cinquième lundi?

Au pays du judo, Riner écrit une nouvelle page de sa jeune mais déjà très riche légende. Avec ce troisième sacre chez les plus de 100 kilos (auquel il faut ajouter un autre en toutes catégories), le Parisien devient le quatrième judoka à compter quatre médailles d’or en championnat du monde. Interrogé par I-Télé, le colosse mesure bien la portée historique de sa performance: «C’est comme si je rentrais dans une maison sacrée et que je mettais ma chaise à côté des plus grands champions». Assis à côté de Riner, il y a un certain David Douillet et deux monstres sacrés du judo japonais Naoya Ogawa et Yasuhiro Yamashita.

Ces légendes, Riner peut les dépasser dès lundi en remettant son kimono pour la compétition toutes catégories. «Le plus important c’était de gagner chez les plus de 100kg parce que ça reste ma catégorie. Maintenant, je vais redescendre et me préparer pour le cinquième». Au rythme où il s’accapare les titres, Teddy Riner n’aura bientôt plus assez de doigts pour signifier ses victoires. Un problème de très grand champion.

Quelle ligne de défense pour Domenech ?

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L’ex-sélectionneur des Bleus pourrait se retourner devant les prud’hommes s’il conteste la faute grave qui lui est reprochée…

A croire Fernand Duchaussoy, le président de la fédération, Raymond Domenech souhaite régler au plus vite son propre cas. L’ex-sélectionneur des Bleus ne voudrait pas que le litige qui l’oppose à la FFF vire au «feuilleton». Depuis qu’il a reçu sa lettre de licenciement, la semaine dernière, Domenech affûte sa défense avec son avocat, sans s’épancher sur ses intentions. Lundi à Sarajevo, le président de la fédé a confirmé que la faute grave avait été retenue, pour trois motifs précis: le refus de serrer la main de Pareira, la lecture du communiqué des joueurs à Knysna et l’absence de dialogue avec sa hiérarchie dans l’affaire Anelka.

«S’il le veut, c’est son droit de contester devant les tribunaux. Mais donner des indemnités, ça aurait été choquant pour moi», explique Duchaussoy. Selon Serge Pautot, avocat au barreau de Marseille spécialisé dans le droit du sport, deux solutions s’offrent à l’ancien boss des Bleus pour contester les trois griefs de la fédé.

«Pas un salarié comme les autres»

Il peut d’abord se retourner devant le conseil des prud’hommes. Dans ce cas, «il devra donner ses arguments et expliquer comment il en est arrivé à cette situation. On entrera peut-être au coeur du débat, sur la nature de ses relations avec les joueurs», annonce l’avocat. Ceux qui le défendront tenteront de détruire l’argumentaire de la fédération en prouvant que la «faute grave» en question n’en est pas une. Soit parce que rien n’oblige Domenech à serrer la main d’un adversaire. Soit parce qu’il semble difficile de reprocher à un coach de se plier à la volonté de ses joueurs quand il lit publiquement leur lettre.

L’autre brèche juridique concerne la nature du contrat de Domenech. Les griefs qui lui sont adressés ne concernent que le «sélectionneur», dont le contrat a pris fin le 30 juillet dernier. Pas le directeur technique national, lié à la fédération par un CDI. En clair, il serait licencié pour une faute grave commise dans l’exercice d’un contrat… terminé. Pas évident juridiquement. Et pourtant. «Son contrat de sélectionneur est un contrat secondaire qui se rattache au contrat principal, note Maître Pautot. De toutes les façons, un DTN a les mêmes obligations qu’un entraîneur national. Il peut faire l’objet d’un contrat complémentaire, mais son comportement se greffe à ses obligations morales de DTN. Domenech n’est pas un salarié comme les autres. Il faut remettre les griefs dans un contexte. Il défendait l’image de la France en Afrique du sud.» En clair, la FFF possède un réquisitoire fondé.

340.000 euros au maximum

Mais elle peut aussi considérer qu’elle a suffisamment été éclaboussée dans cette affaire et qu’un recours devant les prud’hommes s’avère risqué pour ses finances. A ce moment-là, elle pourrait proposer à Domenech un nouveau rendez-vous pour envisager une solution transactionnelle. Si les deux parties tombent d‚accord, l’ancien sélectionneur s’en ira avec un chèque. Rémunéré à hauteur de 12.000 euros par mois sur quatorze échéances, comme tous les salariés de la FFF selon Le Parisien, il pourrait toucher au maximum 340.000 euros d’indemnités. Le prix pour se faire oublier.