C’était «Monsieur Nenê»

nene_PSG Et 1 + 1 qui font 11. En signant un doublé contre Valenciennes (2-1) samedi soir, Nenê a confirmé qu’il était bien l’homme fort du Paris-SG cette saison.

Lui-même en est resté presque hébété. On jouait la 84e minute de ce Valenciennes-PSG lorsque Nenê a assommé une fois pour toutes des Nordistes valeureux, mais limités. Sa frappe enveloppée du gauche est un bijou qu’il n’a même pas pris la peine de célébrer. «J’étais trop fatigué», sourit-il. En signant ses dixième et onzième réalisations de la saison, le Brésilien a encore une fois été le grand artisan du succès arraché par le club de la capitale. «Ce soir, c’était Monsieur Nenê, s’enflamme Antoine Kombouaré. Quand il est chaud comme la braise, il est capable de marquer des buts importants».

« Il a une bonne patte gauche qui nous fait énormément de bien. J’espère qu’il continuera comme ça toute la saison. »

Entre incompréhension envers le corps arbitral et gestes d’agacement à l’encontre de ses équipiers, on avait pourtant senti l’ancien Monégasque profondément irrité en première période. Un recadrage d’Antoine Kombouaré à la pause l’a métamorphosé. «Il s’est beaucoup énervé, confirme le technicien. Il attendait qu’on siffle des fautes en sa faveur qui ne sont jamais venues. A la mi-temps, je lui ai dit de retrouver son calme, sa lucidité, et de rester concentré sur le jeu». Le discours est visiblement passé. Dès la reprise, Nenê a profité d’un travail de Bodmer, puis d’un appui sur Hoarau pour ouvrir le score. La suite…

«Nenê, c’est Monsieur plus, souligne Zoumana Camara. On a gagné des matches sans lui, mais quand il est là… Il a une bonne patte gauche qui nous fait énormément de bien. J’espère qu’il continuera comme ça toute la saison». Pas du genre à tire la couverture à lui, Nenê dit exactement la même chose… au sujet de la bonne période actuelle des Parisiens. Il trouve l’ambiance tellement bonne au sein du groupe qu’il ne s’étonne même plus de s’être si vite intégré. «On a l’impression que ça fait dix ans que vous êtes là», lui souffle-t-on. «Moi aussi (Rires). C’est une grosse surprise».