Raymond Domenech auditionné à huis clos à l’Assemblée

Raymond-Domenech

A 10 h ce mercredi, Raymond Domenech et Jean-Pierre Escalettes, président démissionnaire de la FFF, se présenteront Salle Lamartine pour répondre aux questions des députés de la Commission des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale. Décryptage.

Pourquoi ces auditions?

Pour tenter d’éclairer les zones d’ombre. Après le gouvernement, le président de la République, c’est au tour des députés de se s’intéresser à la débâcle de l’équipe de France. Lors de l’audition de Roselyne bachelot, mardi soir, la présidente Michèle Tabarot a justifié l’initiative de sa commission «pour comprendre ce qui s’est passé et non interférer avec les instances sportives».

Comment l’audition va-t-elle se dérouler?

A huis clos. Contrairement à ce qui était prévu dans un premier temps (direct à la télé, présence des journalistes), les deux hommes répondront aux questions des députés en secret. C’est une demande de la FFF. Mardi soir, lors de l’audition de Roselyne Bachelot, des dizaines de caméras et de journalistes étaient présents. Messieurs Escalettes et Domenech seront entendus mercredi à partir de 10h. Ils prendront sans doute la parole pour exposer leur version des faits avant de répondre aux questions. Et l’audition peut durer plusieurs heures.


L’initiative des députés est-elle bien accueillie?

Non. Les rangs de l’opposition dénoncent des «auditions spectacle». «Depuis une semaine, on assiste à une multiplication de déclarations. Si une médaille doit être remise, c’est celle de la démesure», a lancé mardi soir Valérie Fourneyron lors de l’audition de Roselyne Bachelot. Par ailleurs, la Fifa dénonce une ingérence dans les affaires fédérales et menace déjà de suspendre la fédération française.

Comment va se comporter Raymond Domenech?

Impossible de le savoir. A la fois ironique et distant devant des journalistes qu’il méprise, le sélectionneur est un maître des conférences de presse. Mais c’est la première fois qu’il va devoir s’exprimer devant des représentants du peuple. Au soir de l’élimination et de la défaite contre l’Afrique du Sud (2-1), il s’était refusé à dresser un bilan de ses six années passées au poste de sélectionneur et de surtout de la déroute historique de l’équipe de France durant la Coupe du monde 2010. «C’est impossible de résumer comme ça, à chaud. Tout ce que je dis, je le répète, c’est une grande tristesse, un désarroi pour le public, le foot français. On est passé à côté. On est même surpris, on est dans la déception, pas dans l’explication. Les bilans, je vais les faire avec les dirigeants, le staff, les joueurs», avait-il indiqué.